Partis dimanche en fin de matinée de Vira, on s’est fait notre petite route tranquille pépère, sans oublier de faire une petite halte à la cave coopérative de Maury, histoire d’en déguster un petit
dernier pour la route… et d’honorer la commande de notre ami Yann. Je vous passe les détails du voyage rien de bien transcendant après un petit ralentissement vers Béziers et un gros p….. de
ralentissement de Lodève jusqu’au Pas de l’Escalette, on a retrouvé notre bonne vieille Lozère vers 17h30. Et là, en déchargeant le coffre blindé de ma « Boumbo », entre un sac de cordes et un paquet de longes de via, j’aperçois un serpent qui avait joué les
passagers clandestins. S’en est suivi une extraordinaire partie de cache-cache avec le facétieux reptile. Tantôt planqué sous un tas de dégaines, filant derrière une caisse de pinard ou un cubi de
muscat, la partie s’annonçait difficile. Impossible de mettre la main sur cette bébête, d’autant qu’à ce moment, je ne connaissais pas vraiment l’identité de mon adversaire. S’agissait-il d’un bébé
anaconda, d’une vipère du Gabon, d’un aspic ou d’une sympathique couleuvre ? La partie de cache-cache continuant, je réussis quand même à écarter les deux premières
hypothèses. (Pas fou le gars !) Par contre, distinguer une couleuvre vipérine d’un aspic c’est déjà plus coton, surtout quand l’animal prend un malin plaisir à se carapater dès qu’il est à
découvert. Quand la voiture a été complètement vidée, la coquine est allée se réfugier dans les rails des sièges avant. C’est à ce moment que j’ai pu observer sa tête quelques secondes et que nos
regards se sont croisés. Elle se foutait de ma gueule en me regardant de son œil rond. Et oui, la pupille était ronde ! J’avais donc affaire à une couleuvre vipérine, sans doute s’était-elle
incrustée dans un sac à corde à Tautavel. (Les couleuvres vipérines adorent ce genre d’endroit au bord de l’eau !) Bon c’est bien sympa, mais je comptais quand même pas l’adopter et en faire
mon animal de compagnie, surtout qu’Annabelle et Chloé menaçaient déjà de ne plus monter dans cette voiture. Pourtant, fallait bien se rendre à l’évidence la partie de
cache-cache, c’est la couleuvre qui l’avait gagnée. Délogé des rails des sièges avant, le rusé reptile a disparu par je ne sais quel trou sous la moquette ou dans le châssis. J’ai donc laissé
tomber la poursuite. Depuis, je laisse la voiture grande ouverte en me disant qu’à un moment ou à un autre elle en aura marre et qu’elle ira chercher un autre compagnon de jeu.
WE prolongé sous le soleil des Pyrénées Orientales, du côté de Vira, charmant petit village, quoiqu'un poil difficile d'accès (surtout de nuit ...). Arrivée en cours de WE, je ne vais pas pouvoir
vous dire grand chose des 2 premiers jours pour l'instant ...
Sauf peut-être la soirée de vendredi, où nous avons eu le plaisir d'admirer Thibaut et ses talents de cracheur de feu ...
... et de déguster quelques verres de muscat (nous n'évoquerons pas les conséquences de cette dégustation, en dehors de ces petits messages mystérieux ...).
Concernant le
samedi cependant, un programme simple et efficace : une viaferrata de 4h, niveau assez difficile à difficile. Contrairement à celle que nous avions faite dans la Dourbie l'an passé, cette fois-ci
nous avons bien veillé à alterner personnes à l'aise et personnes, disons, moins à l'aise. Et heureusement ! Dans l'ensemble un parcours sans grande difficulté, avec une vue sublime, un beau
rocher, quelques ponts de singes et himalayens et un soleil de plomb, mais à noter quelques passages un peu délicats, dont l'un, qui restera dans les mémoires je pense ... Oui, on parle bien de ce
petit passage en opposition sur deux parois, au dessus du vide, avec quelques toutes petites marches et quelques rares poignées (contrairement au reste du parcours, dans l'ensemble suréquipé).
Quelques sueurs froides et quelques larmes pour certains (euh plutôt certaines, disons Christine et moi-même ...), mais tout le monde est passé sans soucis. Et pour ce remettre de ces émotions, une
copieuse salade de riz nous attendait au sommet. Repas de midi à 18h, c'est ça l'AME ! Une suite de parcours plus en douceur, sur le haut de la crète, puis une descente en pierriers et sentiers.
Bilan très positif pour tout le monde ! Fatigue et chaleur nous ayant bien assomés, nous décidâmes, contrairement au programme initial (fête du vin à Saint Paul de Fenouillet), de rentrer
directement au gîte nous rafraîchir et nous restaurer. Petite soirée peinarde, quelques jeux, et au dodo.
Et dimanche, euh, aujourd'hui donc, la famille Chaud, Virginie, Christine et moi reprîmes la route vers le 48, tandis que le reste du groupe, à savoir les courageux et courageuses Aurélie, Nadine,
Marine, Gilles, David, Rubi, Thibaut et Hubert (j'oublie personne ?) allaient grimper une dernière fois. Et à l'heure où j'écris ces quelques lignes, ils doivent être sur la route, ou plutôt dans
les bouchons sur l'A75 ...
Un WE très riche et très ensoleillé, que du bonheur ! Un immense merci à Virginie pour l'organisation de ce séjour !!
A quand le prochain ? Dès le WE prochain, on ne chôme pas à l'AME ! Au programme, un WE grimpe dans le Tarn, du côté de Saint Peyronis (où nous étions l'an dernier pour ceux qui étaient présents),
organisé par Anne-Laure, que nous remercions d'avance ;) !
A peine rentrés des Calanques marseillaises que nous voilà à nouveau en pleins préparatifs pour un WE prolongé du côté de Tautavel - Vingrau, près de Perpignan. 4 jours complets aux pieds des
Pyrénées !
Mais tout d'abord, petit retour sur Marseille ...
Départ de Marvejols, étape à Florac puis arrivée quelques heures plus tard sur Marseille, dans une magnifique maison bioclimatique tout en bois (avec toilettes sèches, s'il vous plaît !).
Répartition des lits et autres couchages avec un bon dodo bien mérité.
Lendemain, réveil (brutal, si si !) par Lionel, de retour de son footing (très) matinal. Petit jeté de coussins par dessus la balustrade de la mezzanine par Virginie et moi-même. Petit
déjeuner rapide, car départ prévu de bonne heure pour les voies. Mais bon, faire lever, déjeuner et préparer 20 personnes prend, disons, un certain temps. Mais le retard pris reste très
raisonnable, et nous voici partis à travers les rues de Marseille. Rappelons au passage que nous étions un 1er mai, donc forcément, quelques rues étaient bloquées ... Quelques détours plus tard,
nous arrivâmes enfin sur site, nous nous garâmes difficilement le long de la route pour entamer la marche d'approche. Vite vite vite, éloignons nous de cette agitation touristique (voitures et
vacanciers en grand nombre, les petits Lozériens que nous sommes n'ont pas l'habitude d'une telle concentration d'agitation).
La marche d'approche fût longue et éprouvante. Nous
n'atteignons le sommet que vers 12h-12h30 (petit décalage entre les 1ers et les derniers), donc en pleine chaleur. Et pour tout coin d'ombre, un malheureux petit arbuste, rescapé entre les
roches. La journée pouvait enfin pleinement commencer, quelques magnifiques voies et coups de soleils, mais bilan très prometteur pour ce premier jour de grimpe. Fin de journée côté plage pour
certains, puis bonnes pâtes bolo pour tout le monde de retour au bercail. Un second bon gros dodo vite trouvé pour tout le monde.
Le lendemain, directement le second site de
grimpe, avec une marche d'approche nettement plus clémente (une autoroute goudronnée, en descente ...). Petite balade de santé, avant d'arriver dans une crique très encaissée, absolument sublime,
si ce n'est une marre humaine de touristes étalés sur la minuscule plage qui s'offrait à nous. Petite angoisse pour certains, quand on est sport nature, on s'attend pas vraiment à voir autant de
monde au cm². Un programme s'établit : grandes voies pour certains, plages et petites voies pour d'autres. Gabriel, Gilles, Marine, Hubert, Quentin, Virginie et moi commençons à nous équiper pour
attaquer nos grandes voies. Marche d'approche sous forme de viaferrata (des mauvais souvenirs me remontent ...), donc chaussons vite enfilés, et toute l'équipe s'encorde rapidement. Arrivée aux
pieds des voies, répartition des binômes / trinôme.
C’est donc avec Quentin et Virginie que j’attaque ma 1ère vraie grande voie. Quentin débute donc l’ascension, sur coinceurs, ce qui nous rassure beaucoup ;). Virginie attaque en
2nd, et je clôture la petite cordée en récupérant les coinceurs et autres dégaines, fort peu nombreux je dois dire. Trois longueurs, de difficulté toute relative, mais de quoi se faire
bien plaisir, le tout avec une vue imprenable sur les Calanques. En un mot, sublime !
Arrivés au sommet, nous attendîmes nos compères
(censés être) partis dans des voies voisines. Nous nous rendons vite compte qu’ils sont tous les 4 sur la même voie, et après quelques explications de leur part, il s’avère que l’une des deux
voies étant occupée, ils décidèrent d’emprunter la seconde, sur deux cordées. Et là, grande surprise, une voie très peu, voire pas équipée, mais contrairement à la nôtre, cette caractéristique
n’était pas mentionnée dans le topo pour cette voie-ci. Donc quelques bonnes sueurs froides …
Mais tout le monde est sain et sauf au sur
le haut de la crête, quoiqu’un peu affamé et épuisé !
Mais la partie n’est pas encore gagnée, il nous fallait encore rejoindre le relais qui nous permettrait de redescendre vers un chemin en rappel. Quentin croit repérer un départ
de rappel, il s’y engage, mais malheureusement, mauvaise piste. Gilles et Hubert le suivent, tandis que Gabriel repère enfin le véritable relais. Il entame donc les manip’ replie soigneusement la
corde avant de lancer un grand « attention, corde ! » et de jeter la corde dite loin devant lui.
Et là, pof, atterrissage sur une grande
branche de l’arbre auquel nous étions vachés. Ah … Euh, et comment on fait là ? On éclate de rire un instant, avant de se poser la question. Mais Gab récupère la corde, la replie à nouveau,
et la jette, cette fois ci sans soucis. Nous descendons au bas de la paroi, sans avoir véritablement la certitude d’être au bon endroit. Aucun chemin en vue. On envisage un instant de faire un
second rappel sur un arbre. Mais Marine aperçoit enfin le repère, et nous dévalons le petit sentier rapidement. Arrivés en bas, les gars nous attendent avec les sacs, la nuit est pratiquement
tombée, et le site est entièrement à nous, il n’y a plus âme qui vive aux alentours. Retour d’un pas rapide vers le parking, Lionel nous attend un peu avant la fin du sentier, et nous ramène aux
voitures. De retour à la maison, un bon repas, qui s’achève vers 1h du matin, puis séance jeux (l’état de fatigue très avancé de certains nous amène à modifier quelques règles du Uno, mais ne me
demandez pas lesquelles, je faisais partie des intéressés), jusqu’à 3-4h. Autant vous dire qu’on était complètement mort ! Mais quelle belle fatigue !!
Lendemain, dernier jour, grand ménage de printemps, pique nique amélioré à l’extérieur, et départ des premiers. Trois petits grimpeurs courageux décident néanmoins de profiter une dernière fois
des falaises. Hubert, Gab et moi-même avons en effet choisi de nous arrêter du côté de Salon en Provence avant de retrouver notre chère Lozère.
Donc petite halte sur un rocher du doux nom de
Virant, comme le célèbre moulin à huile d’olive situé tout à côté. Bonne séance de grimpe, histoire de se vider les bras une dernière fois. Départ tranquilou du site vers 18h puis retour tout
aussi tranquilou vers le 48. Arrêt vers Nîmes pour un ravitaillement bien mérité (pizza, bière et coca !) et arrivée dans nos contrées sur les coups de 22h-22h30.
Et une idée en tête pour tous : remettre ça au plus vite !
Un grand merci de toute l’AME à Gabriel pour son organisation en or ! (et à sa maman pour la maison !)
(et pour rappel toutes les photos du WE sont consultables dans la boîte à photos ... et j'attends vos commentaires et vos récits !)
Après Zoélie, c'est à la petite Maïwenn que l'AME souhaite la bienvenue. Née le 8 avril dernier, elle se porte à merveille, de même que la maman,
Lucie. Il ne nous reste qu'à embrasser bien fort Yann et ses deux femmes.
P.S. : c'est décidé, on va ouvrir une crèche à l'AME ...